24 août 2018

If you could be mine, une romance interdite et déchirante

Couverture Pour que tu sois mienneAutrice: Sara Farizan
Edition: HarperCollins(VO) / Milady (VF)
Parution: 2013 (VO) / 2017 (VF)
Nombre de pages: 250
Résumé: "Sahar a 17 ans et elle est amoureuse de sa meilleure amie, Nasrin, depuis l'enfance. Les deux jeunes filles ont échangé autant de baisers volés que de promesses d'amour éternel. Mais l'Iran est un pays dangereux pour les homosexuels : Sahar et Nasrin seraient battues ou même mises à mort si leur secret était révélé. Quand les parents de Nasrin décident de la marier, Sahar s'effondre. Son amie tente de lui démontrer que leur relation peut continuer dans le secret, mais Sahar ne peut s'y résoudre. La société ne l'autorise pas à partager la vie d'une femme. Et son cœur ne lui permet pas de partager l'amour de sa vie avec un homme. Cependant, les paradoxes d'un pays malade de sa religion fait que les mollahs lui permettent en revanche de vivre avec une femme, à la condition de devenir un homme. Si Sahar n'est pas la première héroïne de roman confrontée à la question " Jusqu'où suis-je prête à aller par amour ? ", elle est l'une des rares à se débattre avec la réponse : " J'irais jusqu'à changer de corps ". En prenant pour décor dans une société gangrenée par les archaïsmes de sa tradition, Sara Farizan nous offre un bouleversant roman d'amour et d'apprentissage."

Mon avis:
J'ai trouvé ce livre sur Goodreads lorsque je cherchais des romans qui abordaient l'homosexualité féminine étant donné que c'est très très rare, et encore plus en français. Celui-ci m'avait particulièrement tapé dans l’œil puisqu'il se déroule en Iran et que je ne connais pas grand chose de ce pays. Je savais que cette lecture allait être éprouvante c'est pourquoi je n'osais pas trop me lancer, mais j'ai fini par le faire et j'en ressors avec une forte envie de partager mon ressenti, parce que c'était une histoire touchante et déchirante, et parce que ce genre de livres est trop rare pour ne pas en parler.

L'intrigue débute sur une scène entre Sahar et Nasrin. Sahar nous raconte combien elle aime son amie d'enfance, que dès l'âge de 6 ans elle disait vouloir se marier avec elle, mais c'est aussi là qu'elle a compris que ce serait loin d'être aussi facile puisque sa mère lui interdit de dire une telle chose. Elles grandissent toutes deux en s'aimant en cachette jusqu'à ce que Nasrin soit promise en mariage. Tout s'effondre alors pour Sahar car un mariage les séparerait forcément et elle ne peut imaginer sa vie sans elle. Par chance, son cousin Ali est homosexuel et participe à beaucoup de fêtes où se rencontrent des personnes gays et transgenres, il ouvre ainsi les portes d'un tout autre monde à Sahar qui trouve alors ce qui est pour elle la seule solution: devenir un homme. C'est en effet une chose qui m'a beaucoup surprise au début: la transidentité est acceptée en Iran. Alors attention, c'est bien évidemment à nuancer, les personnes trans sont fortement discriminées et doivent rester discrètes sur leur passé, mais leur statut est reconnue et leur opération est en grande partie prise en charge par l'Etat (là aussi il faudrait nuancer en précisant qu'une personne trans n'a pas forcément envie de se faire opérer, mais en Iran  elles sont obligées pour pouvoir vivre à peu près normalement et être reconnues). Mais changer de genre est très long et douloureux, et surtout, Sahar se sent fille, elle n'est pas un garçon. La situation devient alors très complexe pour elle qui aime éperdument Nasrin, mais une telle épreuve vaut-elle réellement le coup ? Dans un pays qui interdit fermement l'homosexualité, elle se retrouve condamner à changer de genre pour pouvoir aimer librement, mais Sahar ne sera-t-elle pas encore plus malheureuse en devenant un garçon ? Et l'amour de Nasrin est-il aussi fort qu'elle le prétend, elle qui est pourtant son opposé, continuera-t-elle d'aimer Sahar de la même façon si celle-ci n'a plus l'apparence d'une fille ?

Ce livre nous offre tout d'abord un personnage principal fort, ambitieux et déterminé. Sahar est follement amoureuse de Nasrin et c'est quelque chose qui la rend encore plus touchante. Nasrin est tellement différente d'elle que je me suis parfois demandée comment elles avaient même pu être amies. Alors que Sahar est studieuse et rêve de devenir chirurgienne, Nasrin n'aime pas l'école et rêve de devenir danseuse de Bollywood. Nasrin est aussi un personnage qui peut être parfois très égoïste, on doute souvent de ses sentiments envers Sahar. Je ne l'ai pourtant pas détestée. J'ai adoré Ali qui sait être très touchant, tout comme le père de Sahar, dépressif depuis la mort de son épouse, il aime profondément sa fille et déborde de gentillesse. J'ai également beaucoup aimé Parveen, une amie d'Ali qui fait découvrir la transidentité à Sahar et l'aide beaucoup à réfléchir et à effectuer certaines démarches. Ne me souvenant plus du résumé en commençant ce livre, j'ai été surprise que le thème de la transidentité soit si important dans l'intrigue et j'ai trouvé ça vraiment génial de lire un roman qui l'aborde en plus de l'homosexualité, au risque de me répéter qui est déjà un thème rare. C'est en revanche un peu dommage que les termes employés ne soient pas forcément les bons. Il est écrit par exemple uniquement transsexuel, alors que transgenre est en réalité bien plus correct puisque le mot transsexualité était avant utilisé pour désigner une maladie mentale dont serait atteintes les personnes transgenres. Ce serait vraiment dommage de jeter la pierre à ce livre pour ça mais il me semblait assez important de le clarifier.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce livre, c'est que les personnages ne sont pas de totales victimes comme on aurait pu l'imaginer. L'Etat iranien est très ferme au sujet de l'homosexualité, c'est quelques chose qui est passible de mort, et même dans des pays où ce n'est pas le cas, on nous présente très souvent (trop peut-être, même s'il est évidement primordial de dénoncer) des personnages gays qui se font par exemple rejeter par leur famille, insulter, frapper, voire tuer, alors on s'attend forcément à ce que deux filles qui s'aiment en Irak subissent des choses terribles. Je ne minimise pas ce que Sahar et Nasrin endurent, devoir renier ses sentiments et son identité est quelque chose d'abominable, mais je veux dire par là qu'à aucun moment elles ne sont reniées par leur famille et elles ne sont jamais directement menacées. C'est aussi un livre très jeunesse donc on comprend que les protagonistes ne soient pas torturées ou tuées mais ça fait du bien, et heureusement parce que le fait qu'elles ne puissent s'aimer est déjà bien assez dur. J'ai un peu de mal à exprimer le fond de ma pensée alors j'espère que ça reste compréhensible, les rares représentations lgbt que l'on a autour de nous sont toujours très tristes alors voir des personnages qui ne se font pas taper dessus pour ce qu'ils sont, ça fait du bien, et ce livre est la preuve que de telles représentations sont possibles. L'amour qu'éprouvent nos deux protagonistes l'une pour l'autre est profond, puissant, magnifique, qu'il soit interdit déchire le cœur et peut nous faire rentrer dans une colère noire (et à juste titre) puisque la situation est horrible et profondément injuste, on se sent piégé et c'est pourquoi ça reste une lecture assez douloureuse, encore plus si on est directement concerné alors si c'est ton cas et que tu aimerais le lire, prépare toi et ne te force pas si tu ne t'en sens pas capable ♥


If you could be mine est ma troisième lecture en VO alors j'avais un peu peur qu'il me prenne du temps, sauf qu'il m'a suffit de deux jours pour le lire. Sara Farizan a une écriture agréable et très jeunesse, elle est donc très accessible pour des lecteurs assez jeunes (pas moins de 13 ans quand même je dirais, le récit reste difficile) ou si tu as envie de le lire en anglais. Le roman est court et se lit très vite, aussi parce que les personnages sont attachants, il n'y a pas de longueur, tout est très fluide et j'ai trouvé ce roman assez addictif même si on redoute la fin. Celle-ci est d'ailleurs peut-être un peu rapide à mon goût, quelques pages en plus n'auraient pas été de trop.

C'était donc pour moi une bonne lecture, à la fois plaisante, mignonne, et éprouvante. J'ai aussi appris des choses sur l'Iran et sur sa manière de traiter les personnes trans. Moi qui suis toujours à la recherche de romans inclusifs, avec beaucoup de diversité, j'ai été comblée par ce livre qui aborde à la fois l'homosexualité et la transidentité et c'est pourquoi j'avais vraiment besoin de vous en parler. On a besoin de livres de ce genre alors partageons-les.

En trois mots: beau, injuste, déchirant


Bon livre

20 août 2018

Troublé vérité, un coup de coeur fulgurant

Couverture du livre : Trouble véritéAutrice: Emily Lockhart
Edition: Gallimard Jeunesse
Parution: Avril 2018
Nombre de pages: 291
Résumé: "Deux héroïnes fascinantes et complexes. Allez-vous les haïr ? Ou les défendre ? Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique, avec une valise pleine de perruques, de maquillages et de déguisements ? Et où a disparu la mystérieuse et charismatique Imogen à qui rien ni personne ne résiste ? Désir, jalousie, meurtre(s), romance et une amitié intense, de Las vegas à New York, en passant par Londres et San Francisco."










Mon avis:
J'avais lu et absolument adoré Nous les menteurs il y a de ça deux ans. J'étais tombée amoureuse du style d'E. Lockhart. C'était une lecture dont je n'étais pas ressortie indemne, j'avais pris une claque énorme. Quand j'ai entendu parler de Trouble vérité, j'en attendais donc déjà beaucoup, et c'était pire après m'être penchée sur le résumé. J'avais très très peur d'être déçue et au final, c'était encore mieux que ce à quoi je m'attendais. En le lisant, je savais qu'il était sur le point de devenir un de mes livres préférés. En le refermant, j'étais totalement retournée et je ne voulais rien lire d'autre, j'étais à la fois vide et fascinée. Et je crois qu'aucun livre auparavant ne m'avait donné ce sentiment. Je me sentais incapable d'écrire un article tant j'étais chamboulée, je ne parvenais pas à mettre des mots sur ce que je ressentais. Je l'ai alors relu, plus de trois mois plus tard, et ça m'a fait un bien fou ! J'ai maintenant très très envie d'en parler alors c'est ce que je vais faire, je vais hurler mon amour pour ce livre parce que j'en suis totalement dingue.

"Sa vie était comme un film. Elle paraissait sublime dans la lueur des réverbères. Elle avait toujours les joues roses après une bonne bagarre. Des ecchymoses se formaient déjà sous ses vêtements mais sa coiffure était impeccable. Oh, et ses fringues lui allaient à ravir. Certes, elle était d'une violence criminelle. Explosive même. Mais c'était son boulot, et elle était exceptionnellement qualifiée pour le faire. Et c'était sexy.
La lune formait un croissant dans le ciel. Un vent âpre soufflait. Jule respira de grandes bouffées d'air, appréciant toute la souffrance et la beauté des héroïnes d'action."

Je n'ose pas rentrer dans les détails de l'intrigue par peur d'en dire trop, le résumé n'en dévoile pas beaucoup et c'est très bien ainsi.
Trouble vérité, c'est tout d'abord un roman très original puisqu'il est écrit à l'envers. Le numéro de chaque chapitre donne l'impression d'un compte à rebours, et il s'avère que ce livre est une véritable bombe à retardement. Ma lecture a été explosive. J'ai très vite compris que j'avais entre les mains un véritable page-turner, mais je l'aimais tellement que j'ai essayé de ne pas aller trop vite, de prendre mon temps, de savourer chaque page, chaque phrase, chaque mot. Et c'était très dur car j'avais toujours une folle envie de connaitre la suite. J'étais totalement obsédée par l'histoire, par les personnages, par l'univers. 

"Immie s'assit à la proue du bateau, son profil théâtral découpé par le bleu de la mer. En l'observant, Jule sentit une bouffée de tendresse monter en elle. Immie était une jeune femme sublime, et sa beauté laissait transparaître sa bienveillance. Son amour des animaux. C'était le genre d'amie capable de vous apporter un café préparé exactement comme vous l'aimiez, capable de vous offrir des fleurs, des livres, et de vous confectionner des muffins. Elle savait s'amuser comme personne. Son charisme était magnétique; tout le monde l'aimait. Elle dégageait une sorte de pouvoir -richesse, vivacité, indépendance- qui brillait autour d'elle comme une aura. Et Jule avait beaucoup de chance de se trouver là, en pleine mer, cette mer d'un bleu turquoise prodigieux, en présence de cet être si rare et exceptionnel."

Jule, le personnage principal, est totalement déroutante. J'ai aimé sa force, sa rage, sa complexité, sa beauté, et sa cruauté. Comme l'autrice la décrit à la fin de son livre, elle est à la fois terrifiante et merveilleuse. C'est la parfaite anti-héroïne, on ne peut se fier à elle, elle veut Imogen pour elle toute seule, elle est sans pitié, et c'est pour ça qu'on l'adore. Je l'ai trouvée fascinante. Imogen est un personnage un peu plus classique: riche, jolie, le monde entier est à ses pieds, on ne sait jamais si elle est sincère envers Jule, et même avec n'importe qui d'autre, et c'est peut-être étrange mais j'ai toujours adoré ce genre de personnages. Leur relation est rapidement malsaine, l'amour que porte Jule à Imogen vire à l'obsession. Pendant une seconde leur amitié nous parait forte, et celle d'après elle ne semble plus tenir qu'à un fil. C'est terrible mais je suis toujours attirée par ce genre d'intrigues, elles me retournent bien plus que la normale. J'ai beaucoup aimé les autres personnages, surtout Paolo que j'ai trouvé assez attachant. Chaque personnage m'a paru réel, mais surtout Jule, de qui je me surprenais même à me sentir proche parfois.

"- On est pareilles, dit-elle. Je ne veux plus être la fille que j'étais autrefois. Je veux être telle que je suis, là, maintenant, Avec toi.
C'était la confidence la plus sincère qu'elle faisait de toute sa vie.
Immie se pencha pour l'embrasser sur la joue.
- Les familles bousillent le monde, dit-elle.
Jule se sentit transportée:
- Toi et moi, on forme une famille, désormais. Je suis ta nouvelle famille, et tu seras la mienne."

J'ai été vraiment heureuse de retrouver la sublime écriture d'Emily Lockhart. Dans la veine de Nous les menteurs, c'est un roman court mais terriblement violent, effroyablement percutant, un livre unique en son genre.
J'ai été agréablement surprise que l'autrice dénonce à de nombreuses reprises des clichés qu'il y a partout autour de nous: dans les livres, les séries, mais surtout (il me semble) les films. Toujours le même type de personnage principal, le même type de héros, un homme blanc, beau et fort, qui sauve tout le monde, toujours accompagné d'une jolie fille parce qu'il est forcément aussi super hétéro. Elle remet en question et chamboule les codes, et c'est jouissif, d'autant plus que je n'avais encore jamais lu ça dans un roman.

"Elle n'était pas dans un film à propos d'une fille qui largue son petit ami envahissant, songea-t-elle. Ni dans un film à propos d'une fille qui s'éloigne d'une mère autoritaire. Il n'y avait pas de grand héros blanc et hétéro amoureux de la femme qu'il doit sauver ou associé à une pouffe en combinaison moulante.
J'occupe le centre de ma propre histoire, à présent, se dit Jule. Je n'ai pas besoin d'être mince, à moitié nue ou de me refaire les dents.
Je suis au centre."

On n'est pas beaucoup surpris lors de la lecture de ce livre parce qu'on s'attend presque à tout. On voit tout venir mais on le redoute aussi bien qu'on l'attend avec impatience, ce qui rend certaines scènes à couper le souffle, la tension y est palpable comme jamais. J'ai donc trouvé que c'était loin d'être un défaut, même si je sais que tout le monde ne sera pas de mon avis.

Trouble vérité a été une lecture éprouvante, haletante, violente, fascinante, et donc incroyable. J'ai été happée par l'histoire et les personnages. Je l'aime tellement que j'ai l'impression de m'être imprégnée de ce livre, que l'histoire comme les personnages font maintenant partie de moi et il me tarde de les retrouver une troisième fois, mais peut-être dans un peu plus longtemps pour avoir le plaisir de réellement les redécouvrir.

En trois mots: explosif, cruel, fascinant


Coup de cœur

15 août 2018

Avis en vrac et péripéties livresques #1

Couverture Latitude zéro : 40000 km pour partir à la rencontre du mondeBon. L'article commence mal parce que je n'ai pas du tout aimé ce livre. J'ai tenté de le lire en mai après un coup de cœur énorme (dont j'espère vous parler dans un prochain article) alors rien que pour ça c'était un peu difficile puisque les coups de cœur comme ça sont rares et me retournent complètement, au point que je ne veuille plus lire. J'ai donc attendu un peu puis je me suis quand même lancée dans ce livre. Je pensais réellement aimer parce que j'adore les livres de voyage, mais des voyages qui ont du sens, desquels on ressort grandi, changé. Or je n'ai trouvé ici que challenge, performance physique. J'ai lu 150 pages et je me suis beaucoup ennuyée parce que l'auteur raconte touuuute la préparation de son voyage dans les détails, toute l'aide qu'il a reçue etc et déjà là je n'accrochais pas, je préfère les récits de voyages vraiment solitaires. De plus, l'auteur répétait dès qu'il le pouvait que ce qu'il s'apprêtait à faire n'avait encore jamais été fait, que c'était dangereux, qu'il repoussait les limites... alors certes mais à un moment on a compris. Bref je n'ai trouvé aucun intérêt à ce livre et je l'ai donc abandonné avant de sombrer dans une groooosse panne de lecture.

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Couverture Les insoumis, tome 1 / Darkest minds, tome 1 : RébellionJe connaissais ce livre depuis trèèèès longtemps (l'époque où je ne lisais presque que de la dystopie, donc je crois que ça remonte au collège) mais il ne m'avait jamais suffisamment fait envie pour que je l'achète. Or le trailer de l'adaptation est sorti et là j'ai eu vraiment envie de le lire (d'autant plus que c'est Amandla Stenberg qui a le rôle principal et que j'aime beaucoup beaucoup beaucoup cette actrice). Au final, je ne lui trouve malheureusement pas vraiment de points positifs. Je me suis beaucoup ennuyée et j'aurais pu le traîner encore plus longtemps si je ne m'étais pas forcée. Je n'ai jamais réussi à totalement rentrer dans l'univers parce qu'il n'était vraiment pas assez travaillé DU TOUT. Pareil pour les personnages, ils sont tous très fades et classiques, sans réel intérêt. L'écriture n'a vraiment rien de spécial non plus. J'ai eu un peu l'impression que c'était 500 pages de vide (oui parce qu'il fait quand même 500 pages) même si, heureusement, je prenais un peu de plaisir à le lire par moments. Sur le coup après l'avoir fini j'ai eu envie de lire le tome 2, et puis le lendemain après un peu de recul je me suis dit que ça n'en valait vraiment pas la peine.

oh no omg GIF by tagesschau


Couverture Une maison de poupéeÇa faisait presque un mois que j'étais sur Les insoumis alors j'ai voulu faire un petit break avec ce livre. J'ai lu cette courte pièce en deux ou trois heures et ça m'a fait beaucoup de bien car j'ai vraiment aimé. L'écriture est très plaisante, le personnage principal est plutôt attachant et surtout c'est une oeuvre féministe qui a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie et quand on le finit, on comprend pourquoi. C'est une lecture qui m'a donc beaucoup plue et intéressée. Enfin un livre que j'aimais vraiment, ça m'a encouragée à finir le petit pavé dans lequel je ramais depuis déjà trop longtemps.

happy good morning GIF


Couverture Rebelle du désert, tome 1Alors là grosse surprise, je ne m'attendais vraiment pas à autant aimer ! J'avais repéré ce livre depuis un bout de temps parce que les intrigues qui se passent dans le désert me passionnent vraiment facilement, mais le résumé me faisait un peu peur alors je priais pour ne pas tomber sur une romance gnangnan et une histoire sans intérêt, mais heureusement, Rebelle du désert est à des années lumières de tout ça ! J'ai très vite été happée dans cet univers fantastique, sur un fond de mythologie très intéressante et très bien travaillée. Les personnages m'ont beaucoup plu, surtout l'héroïne que j'ai trouvée très forte et charismatique, et elle n'est vraiment pas la seule fille à l'être puisque ce roman a une très belle résonance féministe, ce qui m'a fait beaucoup de bien (et pas qu'au niveau de la force des personnages féminins, il y a aussi pas mal de remarques sur les injustices que subissent les femmes) ! L'écriture est aussi très jolie et l'action est au rendez-vous, mon seul regret est que le livre soit si court alors qu'il a largement le potentiel d'être un bon petit pavé d'au moins 400 pages et c'était assez frustrant (il aurait fallu échanger le nombre de pages avec Les insoumis tiens !). J'étais surexcitée après l'avoir refermé et j'ai commandé tous les tomes en VO (la fille pas du tout excessive), pour ne pas avoir à attendre la sortie du tome 2 en poche (ni le 3 d'ailleurs qui n'est pas encore paru en VF) ! Ce livre m'a fait un bien fou et m'a définitivement guérie de ma panne de lecture !!

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Couverture Scary Lessons, tome 01Je lis rarement des mangas mais on m'avait offert celui-ci il y a déjà quelques années donc je l'ai enfin sorti de ma PAL et j'ai passé un moment sympa ! Certains dessins étaient assez flippants et certaines histoires vraiment glauques donc j'emprunterai peut-être la suite.